mercredi 23 juillet 2008

L'ile de Paques

Vu sur le site plongeur.com un article qui nous refait l'histoire de l'île de Pâques, on y rencontre bien sur M. de Lapérouse, on s'étonnera aussi qu'elle ait pu être française...
Source: Plongeur.com
Auteur: Fabrice CHARLEUX

Ile de Pâques - RAPA NUI - Plongée unique au coeur du Pacifique

Préhistoire… et histoire

Les archéologues considèrent aujourd’hui que l’île de Pâques a été peuplée probablement dès le Vème siècle après JC, mais la date précise de ce premier peuplement et son origine restent encore incertaines. Peut-être même y aurait-il eu deux « vagues » successives (les « Longues Oreilles » et les « Courtes Oreilles »), comme le rapportent certaines traditions orales. Ceci n’est pas encore clairement démontré. Si l’on en croit ces mêmes traditions orales, venant plus vraisemblablement de Mangareva plutôt que des Marquises, c’est le roi HOTU MATUA accompagné d’un fort entourage qui, après avoir envoyé sept « éclaireurs », débarqua sur la plage d’ANAKENA et prit possession de l’île.

De l’an 400 à l’an 800, on assiste d’abord à une phase de peuplement, de colonisation et de partage de l’île entre les différents groupes. Vient ensuite la grande période classique dite «AHU MOAI» au cours de laquelle, les Pascuans vont édifier les centres cérémoniels et les célèbres moai , images des ancêtres importants de chaque lignée.

- L’île préservée -
Photo Fabrice Charleux

Côte de l’île de Pâques

Les Pascuans sont des polynésiens et ils respectent le culte des ancêtres, mais, pris par on ne sait quelle folie d’affirmer encore plus leur grandeur par rapport à leurs proches voisins, ils vont se lancer dans la sculpture de monumentales statues, de plus en plus grandes, qui vont demander de plus en plus de moyens tant au plan humain qu’au plan des matériaux.
Cette folle course au gigantisme va épuiser les maigres ressources d’une île aux dimensions très limitées. La roche ne manque pas, mais le bois lui, utilisé pour déplacer les volumineux et pesants moai va être surexploité et se faire rare…

Alors que la population augmente, l’île va se désertifier, comme cela a été prouvé par les études palynologiques, le climat local se modifier, rendant les cultures difficiles, la nourriture plus rare et les relations entre clans difficiles. Car il en va de leur survie!!!! Terrible perspective … Et si cette situation n’était que l’illustration à petite échelle de ce qui guette notre planète? Voilà qui donne à réfléchir….

Probable conséquence de cette situation, à la fin du XVIIème siècle, l’île est agitée par de nombreux conflits entre clans des Longues Oreilles et Courtes Oreilles. Les guerres sont violentes, les moai qui symbolisaient pouvoir et culte des ancêtres sont systématiquement renversés de leur ahu….. C’est la phase « HURI MOAI ». Pour restructurer une société en pleine décomposition, une nouvelle religion se met en place, le CULTE DE L’HOMME-OISEAU « TANGATA MANU », qui vénère le Dieu de la création MAKE MAKE….

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C’est dans cette situation dramatique qu’arrivent les premiers européens…..

Lorsque le 5 Avril 1722, jour de Pâques – d’où le nom donné à l’île et qui lui est resté - l’Amiral hollandais Jacob ROGGEVEEN aborde quelques heures sur l’île (peut-être aperçue par Davies en 1687) cette première visite, est-ce un signe, se termine hélas avec quelques pascuans tués…

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Roggeveen était-il le premier européen à redécouvrir l’île de Pâques ?
Ce n’est pas si sûr. Si l’île aperçue par Davies en 1687 ressemble peu à l’île de Pâques, il est un fait troublant révélé par des analyses ADN pratiquées dans les années 70 sur des Pascuans dont la généalogie pouvait attester une certaine pureté d’origine. On a en effet retrouvé dans leur sang, un gène très spécifique d’un village du pays Basque. Or, vers 1536, une caravelle espagnole, la SAN LESMES qui appartenait à la flotille de Magellan, s’est perdue dans le Pacifique, laissant du reste des traces de son passage aux Tuamotu… Et à bord de cette caravelle, il y avait des marins basques originaires de ce village. Alors ? Des Basques auraient-ils eu une descendance pascuane et auraient-ils modifié d’autant la société pascuane avant l’arrivée de Jacob Roggeveen ? Ce n’est pas du tout impossible.

Les « découvreurs » européens se succèderont sur l’île, avec plus ou moins de bonheur : Felippe Gonzalez de Haedo en prend possession au nom de la couronne d’Espagne en 1770, James COOK (14 Mars 1774) lors de son second voyage tout comme la Pérouse (1786) débarquent sur l’île et y font de précieuses observations. La plupart des moai sont déjà renversés, signe extérieur visible des luttes fratricides entre clans et de guerres intestines…

Mais le plus grave était à venir. En 1862, six navires péruviens font une razzia de plusieurs milliers de pascuans qu’ils ont attirés avec de la pacotille. Hommes, femmes, enfants, vieillards, savants et aristocrates de la société pascuane,…sont emportés contre leur gré dans les mines de guano des îles Chincha. Cette opération est vivement critiquée par l’évêque de Tahiti soutenu par les gouvernements français et anglais et le Chili. L’émoi et la pression internationale sont tellement forts que le Pérou décide de renvoyer les pascuans esclaves. Mais, le temps que les décisions soient prises (les liaisons sont longues de plusieurs semaines, voire mois) déjà plus de 80 ou 90% d’entre eux sont morts, tués par des maladies auxquelles leur organisme ne pouvait répondre ou par des conditions de travail épouvantables… La petite quinzaine qui réchappe de cet enfer et va enfin retrouver sa terre natale rapporte hélas avec elle la variole, l’une de ces terribles maladies qui ont tôt fait de tuer toute une partie de la population qui est décimée. Un schéma hélas classique dans les îles du Pacifique…

Outre les missionnaires (dont le frère Eugène Eyraud) qui se heurteront à bon nombre de difficultés, l’île héberge un français, Jean-Baptiste Onésime DUTROU-BORNIER qui met l’île en coupe réglée avec une exploitation intensive de moutons. Très ambitieux, voire mégalomane, DUTROU-BORNIER demande, sans succès, le rattachement de l’île à la France. Eh oui ! L’île de Pâques aurait pu être française !!! Après avoir épousé la fille du roi, il se proclame roi de l’île et la dirige d’une main d’acier. Devant cette situation, de nombreux pascuans quittent alors l’île pour Mangareva, soutenus par la mission de Papeete. Finalement DUTROU-BORNIER meurt d’une mystérieuse chute de cheval qui ressemble davantage à un assassinat…. L’île devient chilienne en Septembre 1888.

jeudi 10 juillet 2008

stand "Laperouse" à l'Ecole Navale

L’Ecole navale participe à la fête maritime internationale Brest’08

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Brest’08.

Du vendredi 11 au mercredi 16 juillet 2008, l’Ecole navale sera présente lors de la manifestation de Brest’08. Rendez-vous unique des marins et des passionnés, cette 5ème édition rassemblera les bateaux et les équipages, les acteurs ainsi que les amoureux du patrimoine maritime international.

L’Ecole navale, grande école qui forme les futurs officiers de la Marine nationale, vous accueillera au sein du stand « métiers de la marine », près du bassin n°1, de 10h00 à 19h00.

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"Les Chevaliers de la Mer".

Elle présentera sa formation maritime, scientifique ainsi qu’humaine et militaire. La maquette d’un sous marin nucléaire d’attaque « le Quartz » sera exposé. Les visiteurs pourront entre autres s’initier à la réalisation de « points » sur des « cartes de navigation » et découvrir le nouveau livre de l’Ecole navale « Les Chevaliers de la Mer », préfacé par le président de la République, Nicolas Sarkozy (Avant-propos de Michel Serres, académicien et ancien élève de l’Ecole navale).


Exposition "Lapérouse".

Une exposition sera par ailleurs dédiée aux mystères de Lapérouse dont le stand sera animé par 3 élèves-officiers de l’Ecole navale et un lieutenant de vaisseau d’escouade ayant participé à la dernière expédition. Par ailleurs, il est à noté que deux élèves-officiers participeront à la prochaine expédition qui aura lieu du 15 septembre au 15 octobre 2008.

Contact presse :

Aspirant HESLON Cécile - Service communication de l’Ecole navale - TEL : 02.98.23.41.16 - Email : dircom@ecole-navale.fr


Source: Ecole Navale


mercredi 9 juillet 2008

Le Dumont d'Urville ira à Vanikoro en septembre

Sur le site "Mer et Marine", le point sur l'approvisionnement et le transport des materiels jusqu'à Vanikoro: les Batral(s):

Opération La Pérouse : Le Dumont d'Urville ira à Vanikoro en septembre

Le Batral Dumont d'Urville
crédits : © Marine Nationale - Jean-Marie Chourgnoz



"Le bâtiment de transport léger Dumont d'Urville doit arriver à Nouméa le 10 septembre. Après avoir chargé du matériel et les plongeurs de l'association Salomon, le Batral appareillera cinq jours plus tard pour gagner Vanikoro, petite île de l'archipel des Salomon où, en 1799, les deux frégates de l'explorateur français La Pérouse ont fait naufrage. Le Dumont d'Urville devrait être sur place le 19 septembre et y rester jusqu'au 6 octobre. Alors qu'à terre, on espère découvrir de nouvelles traces des marins de l'Astrolabe et de la Boussole, dont on sait aujourd'hui qu'un certain nombre a survécu, les fouilles en mer devraient permettre d'atteindre la cabine de l'explorateur, sur l'épave de la Boussole. Les plongeurs tenteront, notamment, d'accéder à la cabine de La Pérouse, qu'ils n'avaient pu explorer en 2005 lors de la dernière expédition, faute de temps. En mai, le patrouilleur La Glorieuse avait rejoint Vanikoro pour préparer le site, dit de la faille. Des relevés hydrographiques ont également été effectués afin de faciliter les recherches lors du déploiement du gros des équipes, en septembre.


Vanikoro (© : ASSOCIATION SALOMON)

Initialement, l'ensemble de l'expédition devait se dérouler en mai. Toutefois, le Batral affecté au départ à cette mission, le Jacques Cartier, a été victime d'une avarie empêchant son envoi à Vanikoro. Il a donc été convenu de séparer en deux phases la campagne, une première de préparation avec la Glorieuse, puis de recherche avec le Batral Dumont d'Urville, dont le nom est d'ailleurs étroitement associé au « mystère La Pérouse ». En effet, après la disparition des deux frégates et de leurs 220 membres d'équipage, la mission de sauvetage lancée par la France, en pleine Révolution, avait manqué de peu Vanikoro. Ce n'est qu'en 1826 que Dumont d'Urville découvrira sur l'île les vestiges de l'Astrolabe, mais aucun signe des survivants. 182 ans plus tard, c'est à bord du navire portant son nom que les Français vont tenter de trouver un épilogue à une enquête de près de deux siècles.
A noter que, jusqu'au 20 octobre, le musée national de la Marine, à Paris, accueille une superbe exposition consacrée au Mystère La Pérouse."

Mer et Marine, le 7/7/08