mardi 23 septembre 2008

PC Expédition Lapérouse 2008

source: MerEtMarine

"L'accès est libre et permettra au public, chaque semaine, de suivre l'évolution de l'expédition lancée sur les traces de Lapérouse. Mercredi, de 8H45 à 9H45, le PC Expédition installé au musée de la Marine (Palais de Chaillot à Paris), sera en direct avec l'île de Vanikoro, où les frégates Boussole et Astrolabe ont fait naufrage en 1788. Embarquée sur le Dumont d'Urville, un bâtiment de la Marine nationale qui a appareillé de Nouméa mardi dernier, une équipe va tenter de percer le mystère de ce drame en fouillant les sites archéologiques de l'île et l'épave du bateau de Lapérouse. Durant un mois, le PC Expédition fera le point chaque mercredi avec Vanikoro sur l'avancée des recherches. Demain, la vacation sera animée par Michel Fernet, président du Press Club de France, et Annet Sauty de Chalon, journaliste indépendant. Y participera également Patrice Franceschi, capitaine au long cours du trois-mâts d'exploration La Boudeuse, qui a sillonné pendant trois ans les mers du globe à la rencontre des civilisations les moins connues et les moins accessibles.
Mer et Marine, partenaire de l'expédition Lapérouse 2008, vous proposera également, chaque vendredi, un point sur les recherches menées à Vanikoro. Nous vous rappelons par ailleurs que le musée de la Marine accueille, jusqu'au 20 octobre, une très belle exposition retraçant l'aventure du capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, partis de Brest en 1785 avec plus de 200 marins et scientifiques. La Boussole et l'Astrolabe navigueront pendant trois ans, à la découverte de nouvelles routes maritimes et de nouvelles terres, avant de disparaître mystérieusement aux confins du Pacifique sud."

"Vanikoro est sortie de la nuit dans la grisaille un peu avant 05 h 30."

Le carnet de Campagne de l'Amiral Bellec à Vanikoro.
source: operationlaperouse2008.fr
20 sept. 2008


Les contours très aplatis du mont Kapogo se sont précisés lentement sur fond de joli ciel nacré. L'émotion est toujours aussi forte. Vanikoro est fascinante. Chargée d'un formidable potentiel d'émotion sourde et de tristesse, elle dissimule ses turpitudes sous un abord rieur. Elle attire comme un aimant. Comme les sirènes appelaient Ulysse. Parmi les millions d'îles du Pacifique, c'est ici où il n'ya rien à voir de plaisant ni d'utile que nous avons rendez-vous passionné avec des âmes. Ou des esprits selon la tradition orale de Vanikoro. Et comme d'habitude,l'île nous fait son cinéma. Elle avait déjà salué notre départ en 2005 d'un époustouflant coup de projecteur final quand nous sortions de la passe. Ce matin, le soleil qui grimpait derrière le nuage toujours accroché au volcan perce à 06 h 00. Il surgit juste au-dessus de Vanikoro dans une gloire de lumière éblouissante. Yves Bourgois qui faisait grise mine devant la lumière un peu plate me fait de loin un geste fataliste qui veut dire "Et voila !" L'aguicheuse nous refait le coup de la séduction. Il est clair qu'elle joue à nous montrer tout ce qu'elle sait faire. Et parmi ses talents, elle a malheureusement celui de dissimuler ses forfaits derrière un mystère qui dure depuis 220 ans. Nous verrons bien qui cédera le premier. Après avoir fait baliser le chenal par un Zodiac, le commandant Gilles met le cap sur la passe. Nous la franchissons à 08 h 20, par un joli vent "frais" comme disent les marins. L'ancre tombe à 08 h 46 devant Païou, non loin des voiliers Kalim et Te Fetia engagés par l'Association Salomon, qui viennent d'arriver. Nous sommes à pied d'oeuvre.
L'opération Lapérouse 2008 commence.

vendredi 19 septembre 2008

L'Equipage: composition, actualité


Où l'on inaugure une nouvelle série de liens consacrés aux compagnons de Lapérouse, en commencant par ce site des descendants de Lepaute Dagelet: http://lepaute.shos.fr/


La Boussole et L'Astrolabe à Mowee (Maui, Hawaï)
Dessin de François Michel Blondela, officier sur L'Astrolabe

"retrouvons les familles des équipages
de La Boussole et L'Astrolabe !"

Ici un site plus généralement consacré aux divers descendants des equipages; rôle d'embarquement donné de manière très complete: http://cgf.cgf.asso.fr/laperouse/





jeudi 18 septembre 2008

"Il est 6 heures. Le Dumont d'Urville a roulé toute la nuit..."

reprise intégrale de la contribution du 18 sept. 08
source: http://www.operationlaperouse2008.com/

Le journal de bord de l'amiral François Bellec

Il est 6 heures. Le Dumont d'Urville a roulé toute la nuit depuis que nous avons quitté la protection de la Nouvelle Calédonie. Le jour ne perce pas encore et l'abri de navigation est dans l'ombre. Sur la carte "papier" qui affirme la tradition dans le coin tribord, à l'ère triomphante de la carte informatique et du GPS, l'éclairage discret révèle des noms qui font rêver. Nous traversons la Mer de Corail entre 15° et 10° de latitude sud. Entre Papouasie-Nouvelle Guinée, Vanuatu, Australie, Torres, Banks et archipel des Salomon, trente siècles d'aventures exceptionnelles ont inscrit quelques unes des "bonnes feuilles" de l'histoire des hommes. Les Maori l'ont traversée entre 1500 et 1000 ans av.J.-C.au cours de leur grande migration partie du Grand archipel d'Asie, vers les Tongs, Raiatea et les îles de la Société, puis tout le Pacifique mille ans plus tard. Parti de Callao au Pérou, l'espagnol Alvaro Mendana a semé la région de noms illuminés, dans sa quête mystique du continent austral à christianiser. L'archipel des Salomon, avec ses îles Santa Isabel et San Cristobal découvertes en 1568, le groupe des Santa Cruz découvetes en 1595 dans son acharnement à retrouver le pays d'Ophir de la Bible. Une bonne surprise. Les îles Bougainville et Choiseul, semées entre Nouvelle Guinée, Nouvelle Georgie et les archipels espagnols. Guadalcanal enfin, elle aussi découverte et baptisée par Mendana en 1568, l'un des symboles de la guerre aéronavale du Pacifique. Malgré son nom pour agence de croisières, la mer de Corail a été le théâtre d'une des grandes batailles du plus formidable engagement maritime de l'histoire. Et bien sûr, Lapérouse, qui l'a traversée vers le mois de juin 1788.Et c'est pourquoi nous sommes ici. FB 3 - 18 septembre 2008

mercredi 17 septembre 2008

Vanikoro 2008 / le Carnet de campagne de l'Amiral F. Bellec


Le site "operation Laperouse 2008" publie un Carnet de Campagne qui va être écrit semble t'il par l'Amiral Bellec; le Carnet complet actualisé c'est ici.




Qui est le contre Amiral François Bellec ?
source www.netmarine.net : les "POM": peintres officiels de la Marine

Biographie. Contre-amiral, né le 24 novembre 1934 à Brest
Peintre titulaire de la Marine nommé en 1975

Ancien président de l'Académie de Marine, et membre de l'Académie des Sciences d'outre-Mer.
Sociétaire et président de la Société Nationale des Beaux-Arts François Bellec a poursuivi simultanément une activité atypique d'officier de Marine et de peintre sur toutes les mers, avant de se fixer à Paris en 1979 pour y entreprendre une nouvelle carrière de conservateur, comme directeur du Musée de la Marine de 1980 à 1997.


Il a écrit beaucoup de livres et d'articles sur l'histoire de la navigation, des découvertes et de la peinture d'inspiration maritime, et il a été invité à faire de nombreuses conférences en France et dans le monde, en particulier aux Etats-Unis, en URSS, en Chine, en Thaïlande, en Indonésie et en Australie.



Il est Chevalier de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Ordre National du Mérite, Chevalier du Mérite Maritime et Officier des Arts et des Lettres.


"François Bellec fuit l'anecdote pour ne retenir sur sa toile que l'âme tout entière d'un pays, d'un coin du monde. L'ensemble de son oeuvre est plus qu'un témoignage : c'est la rencontre de paysages exceptionnels et d'un artiste à leur mesure, d'un talent hors du commun. Et ne croyez pas qu'il soit utile d'aller à l'autre bout du Pacifique pour parvenir à une telle maîtrise. Les toiles les plus émouvantes, les plus prenantes de François Bellec sont, à mon sens, celles que lui ont inspiré les horizons bretons." B.P "

Je ne pense pas que l'on puisse porter plus loin cet équilibre harmonieux des choses. La rencontre avec un artiste de cette qualité me réconforte. Avec François Bellec, on entre de plain-pied dans un monde nouveau, chatoyant et diapré, multiple et divers, qui s'impose et tourne dans notre tête.
" Louis Geniet










mardi 16 septembre 2008

Le ministre de la défense Hervé Morin lance la nouvelle expedition !

Photo : Le ministre de la défense Hervé Morin, entouré du chef d’Etat-major de la Marine française, l'amiral Jean-Louis Battet, et du président de l'association Salomon, Alain Conan, ont annoncé le 16 septembre 2008 à Nouméa, le coup d'envoi de la huitème et dernière campagne de fouilles sur le site du naufrage des navires de l'explorateur La Pérouse aux îles Salomon en 1788 (Marc Le Chelard/AFP).

extrait d'un article paru dans le Lacroix.com

Laperouse sur le "Portail des Sous Marins"

source: le portail des sous-marins 16/09/07

Départ de la plus grande mission de recherches jamais menée sur les traces de Monsieur de Lapérouse


Le départ de cette mission sera lancée le 16 septembre 2008 à bord du Dumont d’Urville en présence de Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense

L’Expédition Lapérouse 2008 sera officiellement lancée le mardi 16 septembre depuis Nouméa, par le ministre de la Défense Hervé Morin, deux siècles après la disparition des frégates l’Astrolabe et la Boussole.

A l’occasion de sa venue en Nouvelle-Calédonie, Monsieur Hervé Morin visitera le matin le Dumont d’Urville, bâtiment de transport léger mis à disposition par la Marine nationale, rencontrera les acteurs de cette nouvelle mission de recherches et tiendra une conférence de presse avant que le bâtiment ne largue les amarres à 13h30, pour rejoindre quelques jours plus tard l’île de Vanikoro (Îles Salomon, Pacifique sud), où l’expédition commandée par la capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, fit naufrage en 1788.

Sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, l’État apporte une nouvelle fois un très large soutien à cette 8e mission, initiée par l’association Salomon : 30 jours de recherches intensives, avec des moyens scientifiques, technologiques et humains inégalés pour tenter de connaître le destin final des équipages de la Boussole et de l’Astrolabe à Vanikoro (Îles Salomon, Pacifique sud).

Du 16 septembre au 15 octobre 2008, dans le sillage des marins et des scientifiques que Louis XVI envoya à la découverte du monde, scientifiques d’aujourd’hui, archéologues terrestres de l’IRD et sous-marins du GRAN, médecin légiste, ethnologue… et membres d’équipage du Dumont d’Urville tenteront une nouvelle fois de percer enfin le mystère qui pèse depuis plus de 220 ans sur l’une des plus fascinantes enquêtes de notre Histoire.

L’expédition se déroulera sous la direction générale de l’amiral Battet, chef de la mission interministérielle « Opération Lapérouse 2008 » et ancien chef d’état-major de la Marine, et sous la direction scientifique d’Alain Conan, président fondateur de l’Association Salomon, qui a déjà mené, depuis 1981, 7 missions de recherches sur les traces des marins disparus.

L’expédition pourra être suivie au jour le jour sur le site officiel.

Source : Ministère de la défense

jeudi 11 septembre 2008

conférence, visite pour enfants, chasse au trésor

Dans la revue web du Point, l'annonce suivante:

Week-end « Pacifique »

Le musée du Quai-Branly et le Musée national de la marine s'associent pour faire découvrir les expositions « Polynésie, arts et divinités » et « le mystère Lapérouse », sur les traces des deux grands explorateurs : conférence, visite pour enfants, chasse au trésor.
Un passeport pour l'aventure destiné à toute la famille. Les 13 et 14. Musée du Quai-Branly. 01.56.61.71.72 www.quaibranly.fr.

"Les eaux troubles de l’île de Vanikoro livreront-elles, enfin, tous leurs secrets ? "

article du 9 sept. 08 (version intégrale)

Lapérouse. L’ultime expédition

Un mois... Les 120 membres de la huitième et probablement ultime
expédition sur les traces de Lapérouse n’auront pas un jour de plus pour tenter de dissiper les dernières zones d’ombre de ce grand mystère. Départ de Nouméa le 16 septembre.

« A-t-on des nouvelles de monsieur de Lapérouse ? », aurait demandé Louis XVI avant son exécution en janvier 1793. Le capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, chargé par le roi de mener l’une des plus prestigieuses expéditions maritimes, aurait, en effet, dû rentrer en France en juin 1789.


Les deux frégates, l’Astrolabe et la Boussole, avaient quitté le port de Brest quatre ans plus tôt. Mais depuis l’escale australienne à Botany Bay, en 1788, plus une nouvelle ne parvenait. Et pour cause, une nuit de 1788, l’expédition avait échoué sur les récifs de Vanikoro, un archipel situé dans le sud des îles Salomon, en plein cœur du Pacifique.

Questions peu à peu élucidées


Qu’est devenu l’équipage de 220 hommes, parmi lesquels les meilleurs savants de l’époque et des marins bretons ? 220 ans après, le « mystère Lapérouse » conserve encore ses zones d’ombre. Après l’échec de l’expédition d’Entrecasteaux qui, en 1791, fit demi-tour à quelques milles de Vanikoro, celle du capitaine Dumont d’Urville, en 1828, localise une épave au fond du lagon. Mais est-ce la Boussole ou l’Astrolabe ? « Grâce à la tradition orale des indigènes, Dumont d’Urville apprit que les derniers survivants venaient de mourir », explique l’amiral Battet, chargé de mission interministérielle pour l’opération Lapérouse 2008. Combien y a-t-il eu de rescapés ? Comment ont-ils survécu sur l’île ? Ont-ils réussi à la quitter ? Ont-ils été massacrés ? Où se trouve le trésor réuni lors de leur périple ? C’est, depuis les années 1980, que ces questions sont peu à peu élucidées. Grâce notamment à l’association Salomon, fondée par le Nantais Alain Conan, qui a repris les recherches avec des moyens scientifiques et technologiques conséquents.

Un équipage de 70 personnes
Aux termes de sept campagnes de fouille menées dans des conditions souvent difficiles, des milliers d’objets ont pu être collectés. Et, contre toute attente, en 1999, les archéologues ont mis au jour les preuves incontestables d’un camp des naufragés dans le lieu-dit Païou. En 2003, la surprise viendra, cette fois, de la mer qui livre un squelette parfaitement conservé. Qui est l’inconnu de Vanikoro ? En attendant de le découvrir, l’enquête se poursuit. Et, en 2005, un sextant estampillé « Fait par le sieur Mercier » permet d’identifier la Boussole, le navire amiral de Lapérouse. Vu la position de l’épave, le choc aurait été violent sans laisser de chance de survie à l’équipage. Lapérouse ne compterait donc pas parmi les rescapés. Or, les recherches devaient s’arrêter là, aux portes de la chambre du capitaine Lapérouse. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté des chercheurs. Présentée comme « la dernière expédition d’une longue série, au moins pour un temps... », l’opération Lapérouse 2008 bénéficie de moyens exceptionnels. Le 16 septembre, plus de 120 marins et scientifiques partiront, une dernière fois, sur les traces des disparus. Ils auront un mois pour enquêter, fouiller, plonger. Après deux siècles d’une enquête à rebondissements, le dénouement n’a jamais été aussi proche. Vanikoro leur livrera-t-elle ses derniers secrets ?

Gwénaëlle Loaëc

mardi 9 septembre 2008

"Nouvelle expédition sur les traces de Lapérouse"



9/09/08
En 2005, l'association Salomon, créée par un Nantais, avait relancé les recherches. Cette fois, soixante scientifiques et explorateurs seront sur les traces du navigateur.
Départ le 16 septembre prochain de Nouméa. Une huitième expédition est fin prête pour aller fouiller l'île de Vanikoro, tombeau de Lapérouse.


La Marine Nationale continue de se passionner pour l'un de ses illustres ancêtres, Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, chef de la plus grande expédition maritime et scientifique française du XVIIIe siècle. L'ancien chef d'état-major de la Marine, l'amiral Battet vient de réussir, contre vents et marées, à bâtir une nouvelle expédition pour explorer, en mer et à terre, les ultimes traces de Lapérouse et de ses hommes. « C'est une affaire qui me passionne, » dit-il. Et il n'est pas le seul.


Un mois avant les cyclones

La magnifique exposition du Musée de la Marine à Paris, consacrée à Lapérouse, qui s'achève le 20 octobre, est un succès. Elle décrit son aventure et le résultat des fouilles déjà réalisées à Vanikoro, un îlot perdu à trois jours de mer de la Nouvelle Calédonie.

Longtemps la disparition du célèbre marin et de ses hommes est restée mystérieuse. Les deux frégates, La Boussole et l'Astrolabe, qui avaient appareillé de Brest le 1er août 1785, se sont perdues corps et biens dans le Pacifique sud, une nuit de tempête de 1788. De grands marins tenteront de retrouver sa trace : D'Entrecasteaux, Dumont d'Urville... Et plus récemment, c'est un Nantais, Alain Conan, vivant à Nouméa, féru d'histoire et passionné de plongées sous-marines, qui a relancé les recherches.

La dernière expédition, en 2005, a levé une grande partie du voile. Lapérouse a péri dans le naufrage de La Boussole. L'Astrolabe, elle, s'est échouée dans une passe, et son équipage a pu survivre. Un ancien campement a été retrouvé. Scientifiquement, l'essentiel a été découvert. N'empêche, l'amiral Battet a obtenu le patronage du Président de la République, et le ministre de la Défense Hervé Morin doit être sur les pontons de Nouméa, le 16 septembre, pour l'appareillage du Dumont d'Urville, avec 120 hommes à bord dont 60 scientifiques et explorateurs.

L'expédition avait initialement été prévue pour avril 2008. Mais elle a été repoussée victime « d'aléas techniques ». Budget difficile à boucler. Manque de plongeurs. Puis, miracle, un nouveau partenaire s'est engagé, le groupe Eramet et sa société Le Nickel, puissant groupe minier implanté depuis plus d'un siècle en Nouvelle Calédonie.

L'opération Lapérouse 2008 a un mois devant elle pour de nouvelles découvertes. À la mi-octobre commence la saison des cyclones. Les plongeurs espèrent explorer les restes de la cabine personnelle de Lapérouse. À terre, il s'agit de déterminer si les survivants ont pu s'échapper de l'enfer vert de Vanikoro, ou s'ils y ont été massacrés.

Bernard LE SOLLEU

lundi 8 septembre 2008

"Nouvelle expédition sur les traces de Lapérouse à Vanikoro"

Le début des recherches à Vanikoro a suggéré ce commentaire lu dans le journal "Le Monde" en date du 8 Sept. 08:

Une nouvelle expédition sur les traces du navigateur Lapérouse partira le 16 septembre de Nouméa pour un mois de fouilles, au large de Vanikoro aux îles Salomon, où ses frégates se sont fracassées en 1788.

Le départ de la campagne sera donné à la base militaire Chaleix de Nouméa, par le ministre de la Défense Hervé Morin, où appareillera le bâtiment de transport léger, Dumont d'Urville, avec à son bord 120 personnes, dont la moitié de membres d'équipages et l'autres de scientifiques.


D'importants moyens ont été mobilisés pour cette huitième campagne de recherche, dont un radar de sol de dernière génération de la Compagnie générale de Géophysique (CGG).

Lors de la mission, les travaux vont se concentrer sur le site de l'épave de La Boussole, à bord de laquelle se trouvait Jean-François de Lapérouse, et à terre, sur le "camp des Français" où auraient séjourné des rescapés.

"Des plongeurs démineurs de la Marine ont préparé le site de La Boussole pour faciliter notre tâche. On espère sortir des nouvelles pièces, peut-être ayant appartenu à Lapérouse", a indiqué à l'AFP, Alain Conan, président de l'association Salomon, à l'origine des recherches commencées il y a plus de 25 ans.

"Cette dernière mission est une finition de chantier car, compte tenu des moyens mis en oeuvre, il ne restera plus grand chose à faire après", a-t-il ajouté.

Lors de la dernière campagne en 2005, les fouilles s'étaient arrêtées aux portes de la cabine de l'illustre navigateur.

Quelques 3.000 objets ont déjà été remontés des épaves et restaurés, certains permettant de mieux comprendre comment les frégates La Boussole et L'Astrolable, parties de Brest le 1er août 1785, ont fait naufrage trois ans plus tard, dans le Pacifique sud, au large de Vanikoro.

Jusqu'au 20 octobre, quelques 300 objets de cette collection sont présentés au Musée national de la Marine, dans le cadre d'une exposition sur "Le mystère Lapérouse".

mercredi 3 septembre 2008

départ du Batral Dumont D'Urville: info relayée sur les sites gouvernementaux

Appareillage du Dumont D'Urville pour «Vanikoro 2008»
(Source: http://gouvactu.adminet.fr)

Le bâtiment de transport léger (batral) Dumont d'Urville a appareillé de Papeete le vendredi 29 août dernier afin d'apporter son concours à la mission «VANIKORO 2008». La mission «Vanikoro 2008» initiée par l'association «Salomon» consiste à rechercher des traces des deux navires de La Laperouse, la Boussole et l'Astrolabe , ayant fait naufrage en 1788, trois années après leur départ de Brest. À cette fin, le batral Dumont d'Urville doit effectuer une mission de deux mois dans les îles Salomon. Il fera escale à Lata (République des îles Salomon), Wallis (Wallis et Futuna) et Apia (Samoa occidentales).

Le Dumont d'Urville devrait être de retour à Papeete le 04 novembre 2008.


Et pour en savoir plus sur le batral Dumont D'Urville : le journal de bord des bâtiments de la Marine nationale:

Batral Dumont D'Urville

Source: http://jdb.marine.defense.gouv.fr/batiment/ddv
  • Type: Bâtiment de transport léger (BATRAL) type Champlain
  • N° coque: (L 9032)
  • Mis sur cale le 15 décembre 1980
  • Lancé le 27 novembre 1981
  • Armé pour essais le 18 septembre 1982
  • Admis au service actif le 05 février 1983

Les missions principales :

  • Coopération interarmées
    Ses spécificités amphibies font du Dumont d'Urville l'outil privilégié de la coopération interarmées (Marine/Terre) en Polynésie Française. Il travaille en étroite collaboration avec le RIMaP/P (Régiment d'Infanterie de Marine du Pacifique / Polynésie) et le SMA (Service Militaire Adapté) à l'occasion d'exercices interarmées ou lors de missions de présence dans les archipels polynésiennes.
  • Assistance à la population :
    Les populations des archipels du fait de leur isolement (la Polynésie française est vaste comme l'Europe) se retrouvent le plus souvent démunies face aux catastrophes naturelles (tempêtes tropicales et cyclones). Le BATRAL permet leur évacuation en lieu sûr, leur ravitaillement en eau, en vivres et en matériels de première nécessité.

Les missions secondaires :

  • Mission de présence
    Dans les archipels : compte tenu de l'étendue de la Polynésie française, les forces armées se déplacent régulièrement dans les archipels dans le cadre du maintien de la souveraineté et du soutien aux populations.
  • Mission de service public
    Les capacités de transport du batral lui permettent d'apporter occasionnellement ou systématiquement son concours au profit du gouvernement (transport de pirogues pour la course HAWAIKI NUI, transport des voiliers de l'école de voile d'ARUE pour la SAGA, transport de matériel pour les mairies, etc.).
  • Mission de soutien des armées :
    le Batral apporte régulièrement son concours au soutien des forces armées situées dans les différents archipels. Depuis la dissolution de la DIRCEN à l'été 1998, le batral reste le seul bâtiment militaire ayant des capacités de transport en zone.

mardi 2 septembre 2008

du changement sur le site de Thalassa !

La mise en place du site dédié par Thalassa se fait peu à peu: beaucoup de contenu et d'actualité en perspective !