"En ce samedi 20 septembre, le soleil n’est pas encore levé et il y a déjà beaucoup d’agitation à bord.

05h30 : sentant le but de cette expédition tout proche, les passagers du Dumont d’Urville rejoignent petit à petit la passerelle. Les différentes caméras présentes à bord, qu’elles soient personnelles ou professionnelles suivent de près et ne ratent pas une miette de ce qui s’y déroule. A tel point que le commandant invite la majorité des curieux à monter à la sur-passerelle ou à descendre pont milieu. Le vent hurle et fouette les visages des personnes restées sur les ailerons et, droit devant, le soleil émerge difficilement d’une couche grisâtre qui semble écraser l’horizon. Elle apparaît soudain, à contre-jour, enveloppée d’un nuage de brume : l’île de Vanikoro est à quelques nautiques sous nos yeux. On aperçoit au loin les traînées blanches d’écume, restes des lames venues mourir sur le récif corallien qui encercle l’île.

Le zodiac est brassé à l’extérieure : les plongeurs de bord du ”Dumont d’Urville” y prennent place emmenant avec eux les bouées qui serviront à baliser la passe d’entrée dans le lagon. Celle-ci n’est large que d’une cinquantaine de mètres; après le corail est à fleur d’eau donnant à la mer une couleur proche du turquoise. Le franchissement de la passe s’effectue sans encombre et nous jetons l’ancre devant le village de Païou, partagé entre Mélanésiens et Tikopiens (polynésiens), dont nous apercevons les baraques.

Association Salomon, à vous de jouer ! s’exclame le commandant qui lance ainsi le début de l’aventure. Le temps change rapidement à Vanikoro et bientôt un rideau de pluie vient rafraîchir l’atmosphère. Trempés jusqu’au os, les manœuvriers s’activent aux travaux de débarquement : ponton, embarcations, matériel terrestre… L’aventure vient en effet véritablement de commencer."