jeudi 30 avril 2009

cinq conférences sur l'histoire maritime

source: http://www.labaule.maville.com
De gauche à droite : Jean-Michel Eriau, plongeur découvreur d'épaves, Céline Croissant, étudiante valorisation du patrimoine, Laurent Delpire, historien local, Maryannick Rousset, adjointe à l'urbanisme et au patrimoine, Mickael Gauthier, adjoint à la culture.  De gauche à droite : Jean-Michel Eriau, plongeur découvreur d'épaves, Céline Croissant, étudiante valorisation du patrimoine, Laurent Delpire, historien local, Maryannick Rousset, adjointe à l'urbanisme et au patrimoine, Mickael Gauthier, adjoint à la culture.

Vendredi 1ermai se déroulera la première des cinq conférences organisées par la Ville du Croisic. Elle accueille Guy Le Moing, un ingénieur nantais qui a consacré beaucoup de temps à la recherche de l'histoire maritime. Il a écrit plusieurs ouvrages et connaît bien la bataille des Cardinaux, le sujet de cette première conférence.

« À la mi-novembre 1759, l'escadre de Brest prit la mer à destination du golfe du Morbihan. Elle venait y chercher un gros convoi de transports de troupes, afin de l'escorter jusqu'en Écosse, pour envahir l'Angleterre. C'était compter sans l'escadre anglaise de l'amiral Hawke. Cette défaite, dite des Cardinaux, a ruiné les espoirs français d'envahir l'Angleterre et de mettre un terme rapide à la guerre de Sept ans.»

Autres conférences

Vendredi 19juin: ltinéraire maritime de Lapérouse, avec Martine Acerra. Mardi 28juillet: La découverte des épaves, une histoire croisicaise, table ronde avec Jean-Michel Eriau et Laurent Delpire. Vendredi 28août: L'épopée des grandes découvertes, du Portugal au Japon, avec Martine Acerra. Vendredi 18septembre: La recherche archéologique sous-marine en France, avec Olivia Hulot, du Drassm, ministère de la culture. Vendredi 20novembre, Quiberon bay, 20novembre 1759: la bataille des Cardinaux, victoire anglaise, avec Olivier Chaline.

Pratique. Les conférences ont lieu à 18h, salle du conseil ou salle des fêtes du Croisic. Entrée libre.

Ouest-France

dimanche 26 avril 2009

Port du Château. Brest retrouve le goût du large

Source: 26/4/09

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/port-du-chateau-brest-retrouve-le-gout-du-large-26-04-2009-352300.php

"Combien de projets, combien de capitaines? Brest rêvait d'un véritable port de plaisance en plein centre. Avec le port du Château, la ville retrouve ses ambitions maritimes.

Le port du Château a connu, hier, sa première grande marée. Un coefficient maximum avec une impressionnante vague de politiques, de chefs d'entreprise, de marins militaires et civils, de coureurs ou curieux déferlant sur la grande digue de 350m enserrant un joyau construit pour29M€. Aujourd'hui, ce nouveau port de plaisance tombe sous le sens. Mais se souvient-on des efforts qu'il a fallu livrer pour en arriver là?

Reconquête du front de mer

Propriété de la Marine, le site abritait une zone de mouillages et un sommaire port de plaisance (réservé aux militaires) délimité par trois vieux navires en fin de vie. Situé à l'entrée de la rivière Penfeld, coeur stratégique de la Royale et des arsenaux à Brest, l'endroit a fait l'objet, pendant des années, des plus vives discussions entre politiques et militaires. Cette transformation radicale offre une nouvelle porte d'entrée au centre-ville brestois. «La reconquête du front de merse poursuit patiemment», selon le maire de Brest, François Cuillandre. À deux pas de la base navale, elle s'effectue en bonne intelligence puisque les militaires préservent, dans ce port de plaisance aujourd'hui civil, 150 places qui leur sont réservées. Au total, les 750 places de cette «Marina du Château» (comme elle est nommée dans les documentations) s'ajoutent aux 1.460emplacements du port du Moulin-Blanc et confortent Brest à la première place régionale des ports de plaisance.

L'Aventure derrière la digue

Reste à donner toute la dimension d'un port venu sur le tard, dans une ville qui sent à nouveau sur sa joue le souffle de l'aventure et de la course au large. Ce n'est pas un hasard si la grande digue qui surplombe un quai dédié aux voiliers de course et de prestige a été baptisée, hier, «La Pérouse» en hommage au marin explorateur. Et que des projets de grandes courses au large pointent déjà le bout de leur étrave."

mardi 7 avril 2009

"Deux frères qui attirent les savants du monde entier"

"FONDS LESSON. Constitué d'objets et d'écrits du Pacifique, ce legs à la Ville est unique (Rochefort)

Pierre-Adolphe Lesson (en médaillon) et René-Primevère ont débordé de leur terrain d'enquête initiale en s'intéressant aux populations rencontrées lors de leurs expéditions. (Photo Repro K.C.)

Si l'on parle de fonds ancien à Rochefort, spontanément, c'est le nom de Pierre Loti qui apparaît. Et pourtant, il ne faut pas oublier celui des frères Lesson que se partagent la médiathèque, l'école de médecine et le musée d'art et d'histoire. Car cette collection unique attire des chercheurs et des savants du monde entier.

Qui sont ces deux frères ? L'aîné, René-Primevère a vécu de 1794 à 1849 et le cadet, Pierre-Adolphe, de 1805 à 1888. Nés à Rochefort, ils ont tous deux participé en tant que membres du personnel de santé de la Marine, à la grande aventure de l'exploration du Pacifique dans la première moitié du XIXe siècle. L'aîné était chirurgien et pharmacien naturaliste à bord de la corvette la Coquille. Le cadet était pharmacien et naturaliste à bord de l'Astrolabe entre autres.

Pères de l'ethnologie

Ces voyages de découverte ont enrichi énormément les sciences naturelles, la géographie et l'ethnographie. Car les voyages scientifiques apparaissent au XVIIIe, souvent commandités par des sociétés savantes. Et jusqu'alors, le commun croit qu'en Arctique, se trouve un autre continent pour contrebalancer la vieille Europe qui, sans ça, basculerait.

Claude Stéfani, le conservateur du musée d'art et d'histoire, spécialiste des voyages français dans le pacifique au XIXe, explique :

« Les frères Lesson sont les pères de l'ethnographie car ils ont rassemblé des éléments sur des populations qui parfois ont disparu : tant des objets usuels comme des hameçons ou des peignes, que des armes telles que massues ou sabres, des bijoux, des couronnes, du tapa (étoffe végétale), des tambours ou des clarinettes. Dans leurs écrits, ils ont laissé un témoignage humaniste et inédit à une époque où les découvertes de nouvelles terres étaient plutôt liées à la conquête militaire. »

Cas unique

La collection présente une autre particularité : « En confrontant les manuscrits des frères à la médiathèque et les objets de la collection Lesson au musée, nous arrivons à déterminer les dates de collectes, les lieux et les noms des donateurs. C'est un cas unique dans les collections à Rochefort », s'émerveille toujours Claude Stéfani. Alors qu'Yvonne Bouvier-Graux, responsable de la médiathèque, précise : « Une bonne part des manuscrits de Pierre-Adolphe n'a jamais été éditée. »

Pas étonnant que les Néo-Zélandais s'intéressent aux écrits et aux objets concernant leur pays. Tout comme les gens de Tahiti et des îles océaniennes

Claude Stéfani - qui dit « il faut exploiter ces sources » - ne se prive pas non plus d'attirer l'attention de chercheurs français travaillant sur les Marquises ou sur Vanikoro.

Auteur : Kharinne Charov"

lu dans SudOuest.com (http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/rochefort/article/552939/mil/4376049.html) dans un article du 7/04/09