lundi 14 mai 2012

Graciosa Bay - VANIKORO 2012


Dès le petit jour, de jolies pirogues sont venues tourner autour de l’Alis.
source et crédit photo: IRD - http://www.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/vanikoro-2012/graciosa-bay
Enfin un peu de calme… nous voici ancrés au fond de Graciosa Bay quelques 517 années après Mendana !
Une grosse partie de la mission se joue aujourd’hui où nous espérons les autorisations d’aller travailler à Vanikoro. Les formalités diplomatiques ont été réglées avant notre départ et les officiers de l’immigration et de la douane sont bien arrivés par avion à Lata pour nous accueillir ; seul petit hic, les autorités locales de la Province n’ont pas été averties officiellement de notre venue par le gouvernement salomonais.

L’Alis à Graciosa Bay
Si notre thème de recherche sur le risque d’inondations côtières en lien avec le réchauffement climatique et le mouvement des îles leur paraît intéressant, ils préfèreraient que nous travaillions sur d’autres îles que celle de Vanikoro, car ils ont peur que nous venions en fait pour rechercher des vestiges de Lapérouse sans le dire ! Nous leur expliquons donc que les mesures que nous souhaitons faire prennent tout leur sens par comparaison avec d’anciennes mesures… il nous faut donc aller à Vanikoro car il existe déjà un point là-bas… sinon, comment pouvoir savoir de combien le site a bougé ?
Après de nombreuses explications et après avoir accepté d’embarquer un observateur à bord, nous voici enfin prêts à lever l’ancre pour Vanikoro, avec toutes les autorisations nécessaires ! Finalement, aucun observateur ne viendra.

Pendant que nous nous entretenons avec les autorités, Alexandre en profite pour recueillir un maximum d’information sur la langue Teanu, l’une des 3 langues vernaculaires de Vanikoro. Il apprend aussi que les 2 autres langues (Tanema et Lovono), en voie de disparition, ont encore moins de locuteurs qu’en 2005 lors de sa mission. Sur les 4 locuteurs de la langue Tanema, seul un est encore vivant… il est clair qu’Alexandre fera tout pour le rencontrer.
Gerald Traufetter, un journaliste de Der Spiegel, a réussi à nous rejoindre ici pour participer avec nous à l’aventure. Il a dû faire escale à Honiara (capitale des îles Salomons) puis prendre un petit avion pour Lata pour parvenir jusqu’au bateau. C’est notre étude sur les Torres qui a suscité son intérêt et il a sauté sur l’occasion quand nous lui avons dit qu’il y aurait peut-être une place à bord.

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