mercredi 25 avril 2012

Brest au temps de Lapérouse : un tableau vivant du XVIIIè siècle


PROGRAMME TONNERRE DE BREST ! 2012

Une reconstitution fidèle de la vie portuaire à l'époque des grandes expéditions scientifiques

Gravure de Nicolas Ozanne - Service Historique de la Défense à Brest, Bibliothèque R 3250
Nous sommes en 1785, Louis XVI souhaite rectifier et achever la cartographie de la planète mais aussi établir de nouveaux comptoirs commerciaux. James Cook a ouvert la voie, il n'est pas question de le laisser sans concurrence.
Jean-François de Lapérouse, accompagné d'une élite scientifique, est nommé pour diriger cette expédition d’envergure.
L'ultime ambition : effectuer une circumnavigation du globe.
Les navires la Boussole et l'Astrolabe seront de cette aventure.
L'issue de l'expédition est restée mystérieuse plusieurs années. Elle donna lieu à plusieurs expéditions de recherche, dont l'une, partit de Brest le 28 septembre 1791 avec deux frégates La Recherche et L'Espérance.

« A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? »

Gravure de Nicolas Ozanne - Service Historique de la Défense à Brest, Bibliothèque R 3250

Un tableau vivant ponctué de nombreux moments de spectacle

Brest 1785 : soldats, marins, marchands, ouvriers et filles de joie s’affairent autour de L’Astrolabe et de La Boussole. C’est le grand départ pour les terres lointaines du Pacifique sud. Sur ce même quai qui a porté les pas des plus grands marins du Roi, au coeur du port historique de la Penfeld, 200 acteurs en costume d’époque font revivre l’activité fiévreuse de l’avitaillement d’un navire à la fin du XVIIIè siècle… En flânant une journée au cœur de ce tableau vivant, le public sera embarqué dans des moments inattendus despectacle, pour une plongée vertigineuse dans l’histoiremaritime.

Devant la réplique historique d'un trois-mats du XVIIIè siècle, on participera à l’avitaillement et la préparation d’un bateau, aux diverses activités portuaires, aux divertissements de l'époque, avec pour clôturer la journée, une soirée festive.

Sur le quai des Subsistances, vous serez invité à vous promener au coeur de cette reconstitution qui se déclinera en de multiples scénettes et vous projettera en plein XVIIIè siècle, à l'apogée de la marine à voile française. 
Pour recréer cette ambiance,  le théâtre du Coche invite danse, musique et arts de rue sur le port. Steeve Brudey dirige lespectacle. Le fondateur de la troupe n’est pas un novice : pendant trois ans, avec la troupe américaine du Roi Lion, il a arpenté les plus grandes scènes.

Le réalisateur offrira une reconstitution de cet épisode de l’Histoire en y ajoutant des situations dramatiques pour en faire, à chaque heure du jour, une suite de spectacles et de divertissements. Alain Boulaire, bien connu des brestois pour sa connaissance de notre patrimoine maritime, sera le gardien d’une rigueur historiqueassumée.

Les habitants de Brest sont invités à participer. Les troupes de théâtre amateur sont associées au projet sous la direction artistique des professionnels. Le spectacle s’appuie aussi sur les ressources de l’école nationale de musique, danse et art dramatique qui mobilise élèves et professeurs. Les associations patrimoniales partageront leur savoir-faire historique et maritimeainsi que leur connaissance des vieux métiers.
Illustrations : Gravures de Nicolas Ozanne, 1776 - Service Historique de la Défense à Brest, Bibliothèque R 3250

Brest 2012 - Le musée national de la marine s'associe à la fête

"Situé au cœur de la grande fête maritime, le château offre un panorama unique et exceptionnel sur le rassemblement et les manœuvres des grands voiliers. Les collections du musée national de la Marine embarquent les visiteurs dans ..."


 MAIS SURTOUT:

"Lapérouse à l'honneur
 Cette année, la fête maritime met l'accent sur l'expédition Lapérouse avec une reconstitution fidèle de la vie portuaire à l'époque des grandes expéditions scientifiques, sur les quais de la Penfeld. Une belle complémentarité avec l'ouverture de deux nouvelles salles au musée consacrées à cette expédition et aux émouvants objets exhumés des lieux du naufrage, sans oublier la stèle de « l'Inconnu de Vanikoro » inhumé en juin 2011 dans la cour du château."


SOURCE: 
http://www.voilesnews.fr/fr/info_178_32048.html


VOIR AUSSI:
http://www.lestonnerresdebrest2012.fr/fr/

mercredi 4 avril 2012

Brest au temps de Lapérouse: une initiative pour Tonnerre de Brest 2012



"Bienvenue sur le blog du spectacle Brest au temps de Lapérouse, que le Théâtre de la Coche créera avec plus de 200 amateurs et volontaires pour les Tonnerres de Brest 2012 !" PLUS D'INFO/ CLIQUER ICI

Les graines de Banksia endormies depuis plus de 200 ans refleuriront-elles ?


source: http://www.rfi.fr/science/20120403-graines-banksia-endormies-depuis-plus-200-ans-refleuriront-elles-pas

Fleur de banksia photographiée entre Bondi Beach et Coogee, à quelques kilomètres de Botany Bay où ont mouillé les navires de l'expédition La Pérouse.
Fleur de banksia photographiée entre Bondi Beach et Coogee, à quelques kilomètres de Botany Bay où ont mouillé les navires de l'expédition La Pérouse.
Pierre Larue As Salomon

Par Dominique Raizon
Depuis deux ans les botanistes du Conservatoire botanique national de Brest, les chercheurs en biologie végétale de Vegenov à Saint-Pol de Léon et ceux de l’Inra de Dijon conjuguent leurs compétences pour sortir d’un long sommeil de deux cents ans les graines d'un arbuste appelé Banksia. Découvertes à bord de l’épave immergée d’un des grands explorateurs du 18ème siècle, Jean-François de La Pérouse, six graines sont revenues du lointain périple dans les germoirs du CBNB. Les scientifiques n'ont pas encore livré les résultats de l'étude concernant la potentialité germinative des graines de cet arbuste. Cela ne saurait tarder.


Graines de banksia collectées à bord de La Boussole, la frégate de La Pérouse
CBN de Brest/Charlotte Dissez
« Ces graines de banksia sont restées plus de deux cents ans au fond de la mer et elles n’étaient pas détruites, pas dissoutes ! Cela fait rêver, non ? … », s’émerveille Loïc Ruellan, animateur botaniste du CBNB, évoquant les graines retrouvées en 1986 à bord de La Boussole. Collectées par un naturaliste -qui embarquait il y a plus de deux siècles avec le navigateur La Pérouse-, elles ont été été retrouvées sur l'épave, et remontées à la surface par les équipes de plongeurs archéologues de l'association Salomon.
Quelque 223 ans plus tard, les scientifiques prolongent l’aventure qui pourrait exaucer les vœux des grands navigateurs de l’époque en étudiant le potentiel germinatif des graines de cet arbuste à la floraison rouge ou jaune, en rameaux : «Parviendrons-nous à les faire refleurir? Rien n’est moins sûr, fait remarquer prudemment Loïc Ruellan car les graines ont la vie longue mais quand même … le temps a passé et nous ne savons pas du tout s’il reste encore des cellules vivantes … Dans la nature, elles conservent 35 ans leur pouvoir de germination. Alors dans des conditions aussi particulières … Nous sommes dubitatifs ! ».
Mais, Manuelle Bodin, chercheur en biologie végétale au centre de recherche appliquée deVegenov à Saint-Pol de Léon de compléter : « Cette opportunité historique a permis la mise en place d’un protocole passionnant : notre projet vise à étudier la possibilité de redonner de la vie, c’est historique et scientifique. Nous avons donc mis en place un programme de recherche en plusieurs étapes : pour réinsuffler de la vie, il faut qu’il reste des tissus viables, des embryons cellulaires ; c’est ce que nous recherchons et si nous en trouvons, alors nous tenterons une culture in vitro ».
Les étapes du programme

Graines de banksia collectées à bord de la frégate de La Pérouse
CBN de Brest/ Charlotte Dissez
Pour déterminer la possibilité de sauver du matériel végétal à partir de ces graines, les chercheurs en biologie, en collaboration avec une plateforme d’imagerie de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) se penchent donc depuis deux ans sur une analyse minutieuse au microscope de leurs tissus, et établissent des comparaisons avec des graines fraîches.
S’agit-il de recherche d’ADN ? « Non, soyons clairs, explique Manuelle Bodin, nous ne sommes pas dans cette problématique ; les paléontologues sont intéressés par la recherche d’ADN d’ossements par exemple car l’ADN renseigne sur les modifications liées à l’évolution d’une espèce. Mais le banksia n’est pas du tout une espèce rare ou en voie de disparition ; il en existe encore. Nous cherchons simplement à redonner de la vie si c’est possible à du matériel qui ne serait pas totalement mort. Si nous trouvons des fragments viables alors nous tenterons une culture de plants in vitro».

Un extrait de fruit préhistorique peut permettre de ramener des plantes préhistoriques à la vie.
 
21/02/2012
par Léa Ticlette
 
 
En d’autres termes, des échantillons de tissus encore vivants seront alors placés sur un support dit « gellosé ou liquide » -une plateforme inerte riche en éléments nutritifs, dont des sucres- sur lequel ces tissus ou ces cellules pourront se développer.
L’aventure n’est n’a pas terminée ! Les premiers résultats d’analyse sont encore tenus au secret. Mais Stephane Buord, botaniste du conservatoire brestois qui coordonne ce programme de recherche, assure qu’il ne faut attendre qu’un petit mois encore avant que communication soit faite ! On patientera donc encore quelques semaines avant de savoir si les belles endormies seront susceptibles de refleurir ... Et, si la méthodologie mise en place s’avérait fructueuse, alors de nouveaux horizons s’ouvriraient pour d’autres espèces végétales importantes sur le plan biologique et botanique!
  • En 1785, deux navires, L’astrolabe et La Boussole partent de Brest pour une expédition scientifique menée par l’officier La Pérouse. Les deux frégates coulent trois ans plus tard, devant les rivages de Vanikoro, une petite île de l’archipel de Salomon.
  • En 1986, les épaves sont identifiées et les vestiges remontées à la surface par les plongeurs archéologues.
  • Les graines trouvées ont été conservées au muséum d’Histoire naturelle de Nouméa. Six d’entre-elles, ont été rapatriées en décembre 2009 au Conservatoire botanique national (CBN) de Brest.
    * Ces graines -retrouvées selon les uns soigneusement emballées dans du papier au fond de boîtes en fer blanc, et selon d’autres en grappe au milieu des coraux ?- avaient été recueillies lors de la dernière escale de la frégate à Botany Bay, en Australie. Elles étaient destinées à refleurir en partie dans le jardin du Roy à Paris et dans le jardin royal de la Marine de Brest.