samedi 26 mai 2012

La Pérouse à Port-des-Français (Alaska)


Association Frontenac-Amériques

"L’association Frontenac-Amériques, régie par la loi du 1er juillet 1901, a été créée à Saint-Germain-en-Laye (France) le 6 juin 2004. Notre association souhaite contribuer à une meilleure connaissance en France de l’histoire et de la culture du Québec et de l’Amérique francophone (Canada, Louisiane, Saint-Pierre-et-Miquelon, Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane...). Elle souhaite également promouvoir la francophonie."

L'association à produit de nombreux documents d'études de nature historique, dont l'étude ci-dessous sur Lapérouse au port-des-Français. Le site propose de plus une riche iconographie:


Localisation de Port-des-Français - Carte du voyage de La Pérouse par Jacques Liozu, 1941
Musée La Pérouse d’Albi
"Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse (parfois écrit improprement Lapérouse) est né à Albi (Tarn), au manoir du Gô, le 22 ou 23 août 1741 (l’acte d’ondoiement indique qu’il est né le 22 et l’acte de baptême qu’il est né le 23). Sa famille est noble depuis la Renaissance et possède un manoir sur les terres du Gô (ou du Guo) dans la campagne d’Albi, dans un méandre du Tarn. Son père, Victor Joseph de Galaup, exerce la profession de consul. Sa mère, Marguerite de Rességuier, est originaire du Rouergue. Son parrain est son grand-père paternel Jean Antoine de Galaup. Sa marraine est sa grand-mère maternelle Françoise de Moly.Très jeune, La Pérouse s’engage dans la Marine et participe à la guerre de Sept-Ans puis surtout à la guerre d’indépendance américaine. Après le traité de Paris de 1783 concrétisant les efforts de la France en faveur de l’indépendance des États-Unis, Louis XVI et son ministre de la marine, le Marquis de Castries, lui confient une mission d’exploration dans le Pacifique pour le compte de la France.
Entre temps, La Pérouse se marie le 8 juillet 1783 en l’église Sainte-Marguerite à Paris avec Louise Éléonore Broudou (née et baptisée le 15 mai 1755 en l’église Saint-Croix à Nantes). Il n’aura pas d’enfant avec son épouse car il part très vite en expédition.
L’expédition de La Pérouse, composée de nombreux scientifiques qui prennent place à bord de deux bateaux La Boussole et L’Astrolabe, part de Brest le 1er août 1785. Dans son parcours, elle comporte notamment une escale en Amérique du Nord, dans l’actuelle Alaska.
Après avoir atteint la côte nord-ouest de l’Amérique à la hauteur du Mont Saint-Élie, après un an de navigation, La Pérouse découvre une magnifique baie dominée par des hautes montagnes et bordée de glaciers. Il la nomme Port-des-Français et y séjourne du 3 au 30 juillet 1786.
Malgré un accès difficile par une passe très dangereuse, l’expédition s’y arrête afin de prendre du bois et de l’eau et récupérer six canons dans les cales pour les installer en vue de la traversée vers la Chine. Les deux ingénieurs Monneron et Bernizet lèvent le plan de la baie, mais l’exploration du fond de celle-ci pour trouver un passage navigable vers l’intérieur de l’Amérique ne donne rien. Pour la troisième fois depuis le départ, un observatoire est installé à terre. La baie, riche en ressources animales, est très fréquentée par les populations amérindiennes avec lesquelles se font de nombreux échanges et La Pérouse y identifie un potentiel intéressant pour la traite des fourrures.
Mais Port-des-Français va aussi être le lieu d’un dramatique épisode de l’expédition. En effet, le 13 juillet 1786, La Pérouse envoie un détachement d’officiers et de marins sonder la baie à bord de deux biscayennes et d’un petit canot, afin de porter la profondeur et la nature des fonds sur le plan levé par les ingénieurs de l’expédition. Ce travail de routine, qui est le prétexte d’une sortie d’agrément, tourne à la tragédie. Malgré les recommandations de prudence de La Pérouse, le lieutenant de vaisseau Descures, qui dirige l’opération, s’aventure trop près de la passe. Sa biscayenne, entraînée par le courant de la marée, est engloutie. En voulant lui porter secours, l’autre biscayenne subit le même sort ; seul le petit canot, plus stable, échappe au naufrage.
Cette catastrophe fait perdre à l’expédition vingt-et-un marins dont Edmond de Laborde de Marchainville et Ange de Laborde de Boutervilliers, les deux fils du banquier et mécène proche de la famille royale Jean-Joseph de Laborde. Très affecté, La Pérouse fait parvenir en France le récit du drame qui déclenche une grande émotion. Le tableau commémoratif peint par Louis-Philippe Crépin en 1806 contribuera à faire connaître cet événement et à donner une dimension héroïque à l’expédition.
L’équipage de La Pérouse prend ensuite la direction de Monterey, colonie espagnole en Californie. Elle disparaîtra ensuite mystérieusement en 1788 dans l’île de Vanikoro, faisant entrer La Pérouse dans la légende. Ainsi, le roi Louis XVI, avant d’être guillotiné à Paris le 21 janvier 1793, aurait demandé : « A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? ».
La femme de La Pérouse, Louise Éléonore Broudou, meurt le 4 avril 1807 à Paris et elle est inhumée le 5 avril 1807 à Louveciennes (Yvelines)."

vendredi 11 septembre 2009, par Nicolas Prévost

http://www.frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/laperouse-a-port-des-francais

mercredi 23 mai 2012

Albi - La ferme de Lapérouse change de mains


source: http://www.ladepeche.fr/article/2006/08/25/43965-albi-la-ferme-de-laperouse-change-de-mains.htmlJournal La Dépèche, 23/5/12 - par PATRICE SCOCCIA

ALBI (81) - Figures de la plaine du Gô, ses propriétaires s'en vont après un bras de fer judiciaire. Le château voisin reste lui dans la famille.

A hauteur de la plaine du Go, face à l'emprise de l'Etat à Lescure, c'est là qu'un 4e pont pourrait être construit./Photo DDM, J-M.Lamboley LA DEPECHE
[QFORUM] La presqu'île du Gô, où naquit Lapérouse, doit-elle rester le poumon vert d'Albi ?
C'était écrit quelque part. La ferme de Lapérouse, coincée entre les méandres du Tarn au fond de la plaine du Gô, a été vendue mercredi. L'acte a été signé et la bâtisse a changé de mains. Mystère autour de l'identité de l'heureux propriétaire de ce petit bout de paradis. En revanche, le château voisin du Gô, maison natale de Jean-François Galaup de Lapérouse, reste dans le patrimoine familial des Pestel, descendants d'une branche collatérale du célèbre navigateur.
Cette vente ne serait, selon les anciens propriétaires, que l'aboutissement logique d'une série de tracasseries avec la mairie et de procès dont le dernier s'est soldé par le démontage d'une grande pergola. Usés, Michel-Ange Médina et sa compagne, Clotilde Pestel, ont choisi de ne plus se battre. Et de vendre leur bout de paradis, classé zone naturelle, où le couple avait développé une activité de chambres d'hôtes et de balnéo-détente. La ferme du Gô accueillait aussi des séminaires et des mariages. Ce sont d'ailleurs ces activités commerciales qui sont à l'origine du différend qui a opposé le couple à la ville.
« esprit de revanche »
« Lorsque nous avons acheté la ferme aux parents de Clotilde, le plan d'occupation des sols autorisait tous les sports et loisirs de détente. On s'est dit en 2 001 qu'il y avait quelque chose d'intéressant à créer dans ce cadre et nous avons aménagé la structure existante pour l'adapter à nos besoins, confie Michel-Ange Médina. Nous avons respecté l'architecture tarnaise et tout fait dans les règles.
En avril 2 004, le POS classait la plaine en zone naturelle. Nous avons fait notre déclaration d'activité en juin 2 004. Quelques mois trop tard. On nous a sommés d'arrêter toute activité commerciale ». Michel-Ange, l'artiste,croit dur comme fer qu'il est victime d'une vengeance de la ville. Il s'explique.
« La ville voulait implanter le futur espace nautique dans la plaine du Gô. La famille Pestel, qui détient 80 % des terres, s'y est opposée. Depuis, un POS a été créée afin d'empêcher toute construction nouvelle. Ce qui n'a pas empêché les Écuries du Gô de s'agrandir et de se livrer à une activité commerciale ».
La ville, directement mise en cause, apporte quelques précisions. « Nous ne pouvons accepter ces reproches injustifiés, voire absurdes, lance Philippe Bonnecarrère, le maire. Il n'y a aucun grief personnel qui entre en jeu. La ville applique la règle définie par la population albigeoise et par les habitants du Gô Il y a eu un débat sur l'emplacement d'Atlantis. A l'issue du débat, habitants et conseil municipal ont décidé que la bande du Gô serait à caractère naturel et aucune activité commerciale n'y serait autorisée. Dans ce même esprit nous avons rejeté le projet de passage d'une bretelle autoroutière sur le secteur car le plan local d'urbanisme a classé la plaine en zone naturelle. Quant aux écuries du Gô elles entrent dans le domaine des activités agricoles qui, elles, sont autorisées en zone naturelle ». Faute de combattants, le différend n'a plus maintenant de raison d'être…

dimanche 20 mai 2012

le groupe Trizen chante "Vanikoro"


Vanikoro par helenedlv


Tri Zen est un groupe  de musique de Landerneau qui souhaite promouvoir la musique d’inspiration bretonne et celtique et lui apporter une certaine modernité à travers un grand nombre de morceaux originaux. Tri Zen se produit régulièrement en Fest-Noz et concerts.
 La particularité du groupe tient dans la création entière de textes (français et bretons) et de musiques sur des danses bretonnes, en particulier du Leon (dans Keff, gavotte du Bas-Leon, gavotte de St Renan…), ainsi que  sur des thèmes maritimes : histoire de navires et de navigateurs (le Pourquoi Pas ? de Jean Charcot / Vanikoro où Lapérouse a disparu...).
Tri Zen se compose de Bernard Léocat (chant, guitare, flutes),
Jean-Claude Hervé (harmonicas) et Guy Berrou (violon). 

www.trizen.org

mercredi 16 mai 2012

"Une bien belle journée à Vanikoro" - VANIKORO 2012


Arrivée de l’Alis au petit jour à Vanikoro
SOURCE et CREDIT PHOTO IRD: http://www.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/vanikoro-2012/une-bien-belle-journee-a-vanikoro
"Le périple a été long depuis Nouméa pour avoir le droit de venir travailler à Vanikoro et enfin atteindre l’île, mais nous y sommes et la première des deux journées que nous aurons ici a été bien remplie... Après avoir franchi par un très beau temps la passe, que n’avaient pu trouver les deux navires de Lapérouse en leur temps, nous avons mouillé aux aurores devant le village du Païou.


Alain Le Breüs installe le trépied au dessus du marqueur VNKR, après que nous ayions fait débroussailler un peu la zone.
Premier objectif: retrouver les deux marqueurs géodésiques installés en 2003. Un coup d’oeil rapide sur le littoral qui semble avoir encore reculé depuis 2008, nous fait craindre que le point VNK1 ait disparu.
Nous décidons donc de commencer par la recherche du second point, VKNR, situé dans les jardins, qui doit donc toujours exister. Effectivement, grâce aux coordonnées et à tous les repérages pris par Alain lors de ses précédentes missions, nous retrouvons le marqueur sous la végétation et installons un récepteur GPS pour mesurer précisément sa position.
De retour au laboratoire, celle-ci sera calculée puis comparée à la position de 2008.


Installation du GPS au point VNK1 qui se trouve maintenant juste à la limite de la zone érodée, prêt à tomber. Ce sera certainement la dernière mesure à ce point, installé en 2003.
Retour à la côte ensuite pour la recherche de VNK1. Nos craintes étaient fondées, la côte a sérieusement été érodée…
Quelle ne fût pas notre surprise quand nous avons découvert le marqueur dans son bloc de béton, retenu encore par une racine mais situé juste à la limite de la zone érodée ! C’est certainement la dernière fois qu’il pourra être mesuré, mais grâce aux côtes annexes prises par Alain, la mesure du point pourra être, cette année encore, exploitable.
Bonne nouvelle.


Le recul du trait de côte, observé depuis plusieurs années lors des missions Lapérouse, était une des motivations de notre venue.
Reste de la Kaori Timber Company, maintenant dans l’eau.
La présence de vestiges métalliques lourds datant de la Kaori Timber Company (compagnie forestière d’exploitation du kaori installée à Vanikoro de la fin des années 1920 aux années 1960), autrefois bien dans les terres et actuellement dans l’eau, témoigne de ce net recul. Nous cherchons en effet à comprendre quel rôle jouent les différents facteurs que sont l’érosion, les événements extrêmes (tsunamis, cyclones, tremblements de terre), l’oscillation australe (El Niño/La Niña), les mouvements verticaux de l’île ou encore la montée des eaux liée aux réchauffement global, dans le recul actuel de la côte.


Installation d’un nouveau point GPS, bien à l’intérieur de l’île sur un gros bloc de basalte.
Après l’installation des deux premiers points, l’équipe s’est séparée en deux, afin d’avancer au plus vite.
Stéphane et Alain sont partis, au travers du bush, en quête d’un nouveau site GPS à installer dans de la roche plus dure pour une stabilité optimale.
De leur côté, Alexandre, Valérie, Jonathan et Gérald sont partis, menés par Jonathan dans la plate, au village de Temuo pour récolter toutes les informations possibles sur les mouvements relatifs entre la terre et la mer tels qu’ils sont perçus par les habitants mais également sur les histoires coutumières ou les peuplements anciens.
Echange avec les anciens du village sur les mouvements relatifs entre la terre et la mer.


Côté linguistique, Alexandre n’a pas caché sa joie lorsque le dernier locuteur de la langue Tanema est venu le rejoindre ! Il restera ce soir, accompagné de Gérald, pour passer la nuit dans le village et profiter de tous les instants pour entendre parler ces langues uniques.
Pour les autres, retour vers l’Alis où le commandant Raymond et une partie de l’équipage nous attend : nous sommes invités à une fête pour célébrer notre venue et remercier l’Association Salomon qui leur a offert une magnifique croix en granit en l’honneur du chef Thomas décédé récemment. La fête est digne de ce nom ; et après quelques échanges protocolaires de remerciements en pidgin, nous sommes invités à partager un festin et trois superbes plats traditionnels nous sont offerts. Une bien belle journée !"

    lundi 14 mai 2012

    Graciosa Bay - VANIKORO 2012


    Dès le petit jour, de jolies pirogues sont venues tourner autour de l’Alis.
    source et crédit photo: IRD - http://www.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/vanikoro-2012/graciosa-bay
    Enfin un peu de calme… nous voici ancrés au fond de Graciosa Bay quelques 517 années après Mendana !
    Une grosse partie de la mission se joue aujourd’hui où nous espérons les autorisations d’aller travailler à Vanikoro. Les formalités diplomatiques ont été réglées avant notre départ et les officiers de l’immigration et de la douane sont bien arrivés par avion à Lata pour nous accueillir ; seul petit hic, les autorités locales de la Province n’ont pas été averties officiellement de notre venue par le gouvernement salomonais.

    L’Alis à Graciosa Bay
    Si notre thème de recherche sur le risque d’inondations côtières en lien avec le réchauffement climatique et le mouvement des îles leur paraît intéressant, ils préfèreraient que nous travaillions sur d’autres îles que celle de Vanikoro, car ils ont peur que nous venions en fait pour rechercher des vestiges de Lapérouse sans le dire ! Nous leur expliquons donc que les mesures que nous souhaitons faire prennent tout leur sens par comparaison avec d’anciennes mesures… il nous faut donc aller à Vanikoro car il existe déjà un point là-bas… sinon, comment pouvoir savoir de combien le site a bougé ?
    Après de nombreuses explications et après avoir accepté d’embarquer un observateur à bord, nous voici enfin prêts à lever l’ancre pour Vanikoro, avec toutes les autorisations nécessaires ! Finalement, aucun observateur ne viendra.

    Pendant que nous nous entretenons avec les autorités, Alexandre en profite pour recueillir un maximum d’information sur la langue Teanu, l’une des 3 langues vernaculaires de Vanikoro. Il apprend aussi que les 2 autres langues (Tanema et Lovono), en voie de disparition, ont encore moins de locuteurs qu’en 2005 lors de sa mission. Sur les 4 locuteurs de la langue Tanema, seul un est encore vivant… il est clair qu’Alexandre fera tout pour le rencontrer.
    Gerald Traufetter, un journaliste de Der Spiegel, a réussi à nous rejoindre ici pour participer avec nous à l’aventure. Il a dû faire escale à Honiara (capitale des îles Salomons) puis prendre un petit avion pour Lata pour parvenir jusqu’au bateau. C’est notre étude sur les Torres qui a suscité son intérêt et il a sauté sur l’occasion quand nous lui avons dit qu’il y aurait peut-être une place à bord.

    Rendez vous à ALBI le 19/5: musée Lapérouse - lecture de textes et visites

    Musée Lapérouse, de 20 h à 22 h lecture de textes originaux inspirés des objets et voyages de Lapérouse, de 22h à minuit, visites commentées du musée.

    http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/14/1352758-rendez-vous-gratuits.html
    crédit: La Dépêche du Midi
     

    jeudi 10 mai 2012

    Direction Vanikoro - VANIKORO 2012


    source et crédit photo: IRD - http://www.ird.fr/toute-l-actualite/science-en-direct/vanikoro-2012/une-nouvelle-campagne-sur-le-n-o-alis-commence-direction-vanikoro

    Une nouvelle campagne sur le N/O Alis commence, direction Vanikoro, aux Salomon dans le Pacifique Sud-Ouest.

    L’île est bien connue des historiens de la marine car c’est sur ces îles que s’est achevée tragiquement l’expédition de Lapérouse en 1788 avec la perte des deux navires de l’expédition: La Boussole et l’Astrolabe (1).

    Aujourd’hui, pourtant, il ne s’agit pas d’archéologie sous-marine ou terrestre, mais de géodésie ! (2)

    Localisation de la zone
    Carte bathymétrique (topographie du fond des océans) de la zone où nous sommes. On peut y voir la « fosse » de subduction où la plaque Australienne plonge sous le Bassin Nord-Fidjien à une vitesse moyenne d’environ 12cm/an. La route du N/O Alis est indiquée en jaune ; bien que notre destination soit Vanikoro, nous devons faire escale à Lata sur l’île de Nendö (Santa Cruz) pour les formalités.
    En 2003, lors de l’une des expéditions Lapérouse menée par l’Association Salomon, un point GPS a été installé dans le village du Païou à proximité du lieu du naufrage. Ce point, matérialisé par un petit marqueur en métal scellé dans le sol, avait pour objectif principal de permettre la géolocalisation précise de la zone de fouilles. Il nous sert également maintenant à mesurer le mouvement de l’île.
    En effet, l’île de Vanikoro comme toutes les îles des Salomons ou du Vanuatu plus au sud, bouge. Elle est située sur la Ceinture de Feu du Pacifique, dans une zone où la plaque Australienne plonge rapidement sous le Bassin Nord-Fidjien, en bordure de la plaque Pacifique. Le but de notre mission est avant tout de remesurer la position du point GPS et de la comparer aux précédentes mesures (2003, 2005 et 2008) afin d’en déduire le mouvement de l’île entre les séismes et au cours des séismes (3 séismes de magnitude 7.6, 7.8 et 7.4 ayant eu lieu le 7 octobre 2009).

    Notes

    1. Ce naufrage et les expéditions archéologiques qui s’y affèrent sont magnifiquement racontées dans les films « L’incroyable aventure de Monsieur de Lapérouse » réalisés par Yves Bourgeois ou dans le livre « Lapérouse ou le rêve inachevé d’un roi » publié par l’Association Salomon aux Editions de Conti.
    2. Géodésie : étude de la forme de la Terre et de ses variations. La mesure du mouvement des plaques tectoniques relève de la géodésie.